« Quant à leur conduite impeccable,
huilée par des années de pratique,
elle devient le RIDEAU
derrière lequel se développaient les hostilités ».
« Quant à leur conduite impeccable,
huilée par des années de pratique,
elle devient le RIDEAU
derrière lequel se développaient les hostilités ».
Je ne savais pas qu’il en existait, mais j’ai découvert cette expression hier soir en suivant une série policière:
» Elle s’est construit un mur émotionnel, d’inutilité, de misère et de vulnérabilité ».
C’est comme s’il n’y avait pas suffisamment de barrières psychologiques et de différentes natures pour nous aliéner davantage!
Au coeur des murs, il y a toujours une fissure… d’où peut germer un peu de verdure.
Sur les murs de notre coeur, protection, défense, sur lequel nous heurtons notre
douleur, il est aussi des fissures d’où germent des espoirs…
Plonger au coeur des murs, se laver de ses larmes et voir briller le trésor caché en
soi…
A genoux devant le mur, creusant ma souffrances, j’ai trouvé le passage qui menait à
mes propres peurs et que je reflétais sur l’autre…
Il faut parfois des murs, du silence pour se trouver…
Il y a de l’humain dans tous les murs…
J’ai aimé tes murs aussi Ganesh…
sourire sud
Géantes ces murailles bâties de pierre et de sang
Plus hautes que les batailles, défiant le poids des ans
Aujourd’hui quatre vents feraient s’envoler ces tours
Et l’on jurait avant que ça durerait toujours
Corons, terrils au nord, litanie des paysages
Aux vivants comme aux morts, la mine histoire et langage
Ce charbon peine et chance, chaque mineur l’a vécu
Mais un jour ce silence, oh pas un ne l’aurait cru
Et j’avais fait des merveilles en bâtissant notre amour
En gardant ton sommeil, en montant des murs autour
Mais quand on aime on a tort, on est stupide, on est sourd
Moi j’avais cru si fort que ça durerait toujours
J’avais cru si fort que ça durerait toujours.
Allongé sur le sable on dirait qu’il dort
Il est beau et très calme dans le froid qui mord
C’est un guerrier nomade, un homme du désert
Qui est couché dans le sable les yeux grands ouverts.
Jusqu’où vont les nomades plus loin que la mort
Dans le chant des étoiles y’a le mirador
A quoi rêvent les nomades sous le ciel ouvert
A des pur-sang arabes écumant la mer.
Restes dans ton rêve, c’est peut-être mieux
Mais le jour se lève et en plein milieu
Il y a la frontière…
La violence est silence
Silence est désert
Sentinelles de sable tournées vers la mer.
Qui partage les pierres, la jungle et le sable
Qui a mis l’univers à plat sur la table
Qui a peur de son ombre et qui fait la guerre
Mais déjà le vent efface ton nom sur la pierre.
Restes dans ton rêve, c’est peut-être mieux
Mais le jour se lève et en plein milieu
Il y a la frontière…
Couché sur le sable, on dirait qu’il dort
Mais pour un nomade, c’est après la mort
Qu’a plus de frontière…
B. Lavilliers
Al fanou al faquir, Arte Povera, Poor Art, Mazushii geijutsu, autant de traductions pour parler à mon avis d’une attitude que je veux développer en ce temps pour montrer qu’on peut faire des choses pauvrement, simplement, avec de menus moyens comme une piètre photocopie,des clichés valables, et du papier bon marché sans pour autant manquer de goût artistique.
Evidemment, le rendu est différent , moins brillant, moins tape à l’oeil, mais le but est de faire passer le message, que rien ne sert d’employer de grands moyens et de faire des dépenses, quand nous pouvons utiliser le système « D », et bricoler, pour permettre à chacun de s’exprimer, au lieu de le cloisonner dans le prétendu point de vue du photographe, ou du journaliste.
Vous êtes bien dur avec la femme qui a exposé dans le Hall de l’Hôtel de ville sur le Paris Compiègne Roubaix, de l’an dernier. J’ai fait ces photos, et j’ai souhaité les partager avec les Compiégnois, qui ne sont pas tous heureusement des professionnels de la photographie. Je trouve que la femme mérite un peu plus d’encouragement et de tendresse, car pour porter un jugement si négatif comme celui à la page 26 du journal de ce jour » Une exposition totalement ratée » R.D. dixit, c’est peu flatteur, surtout vous connaissant positif, tolérant, et toujours prêt à lancer les nouvelles initiatives.
Lorsque vous faites des choses qui méritent des compliments sincères, je n’ai jamais oublié de vous le dire…. Et d’ailleurs qui suis-je pour juger le travail des autres ??
Mais cette expo, qui n’en avait que le nom, ne méritait vraiment pas de trouver le chemin des panneaux et du hall de la mairie… Et je ne l’avais même pas remarqué, et ce sont plusieurs personnes travaillant dans la grande maison qui me l’ont signalé, en la qualifiant avec des mots bien plus durs que les miens. Les photos étaient peut être pas mal, mais ces photocopies « cheap », et le prétendu point de vue de photographe, m’ont renforcé dans l’idée que la photo était un métier, ou le fruit d’un vrai don.
Celui-là vous ne l’avez pas..,
Arte Povera est une « attitude » (plutôt qu’un mouvement, terme que les artistes d’Arte Povera rejettent) prônée par des artistes italiens depuis 1967. Les artistes d’Arte Povera adoptent un comportement qui consiste à défier l’industrie culturelle et plus largement la société de consommation, selon une stratégie pensée sur le modèle de la guérilla.
Ce refus de l’identification se manifeste par une activité artistique qui privilégie elle aussi le processus, autrement dit le geste créateur au détriment de l’objet fini. Processus qui consiste principalement à rendre signifiants des objets insignifiants (tel par exemple le célèbre urinoir immortalisé par Marcel Duchamp sous le titre de Fontaine).
Arte Povera utilise des produits pauvres (d’où son nom) : sable, chiffon, terre, bois, goudron, corde, toile de jute, vêtements usés, etc. et les positionne comme éléments artistiques des compositions.
En condamnant aussi bien l’identité que l’objet, Arte Povera prétend résister à toute tentative d’appropriation. C’est un art qui se veut foncièrement nomade, insaisissable.
Bien qu’apparenté à l’art conceptuel pratiqué dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, l’Arte povera résulte également d’expériences pop et minimaliste, du happening et du cinéma underground, et produit des œuvres d’une individualité indiscutable. À la première exposition du mouvement qui a lieu à la galerie La Bertesca, à Gênes, en 1967, succèdent de nombreuses autres manifestations, tant en Europe qu’aux États-Unis, notamment dans les galeries Castelli et Sonnabend puis dans les musées et les expositions internationales comme la Documenta de Kassel en 1968, la Kunsthalle de Berne en 1968 ou la Biennale de Paris en 1970.
L’Arte povera correspond à un phénomène international dont le land art et l’art conceptuel sont les principales variantes et évolutions.
L’Arte povera défie avec succès l’idée traditionnelle selon laquelle l’art occupe un niveau de réalité intemporelle et transcendante qui lui est propre. Par exemple, la Structure qui mange (1968, collection Sonnabend, New York) de Giovanni Anselmo, est délibérément périssable. Elle consiste en effet en deux blocs de pierre entre lesquels l’artiste insère des laitues, dont le pourrissement entraîne l’effondrement de l’ensemble. En installant un ara vivant devant une toile peinte, Kounellis fait un usage spectaculaire des matériaux vivants et démontre que la nature contient en réalité plus de couleurs vives qu’aucune peinture. La nature unique de l’œuvre d’art est également une idée remise en cause par l’Arte povera, comme le montre Mimesis de Paolini, faite de deux moulures en plâtre de la même sculpture disposées de manière à suggérer une conversation.