Ces murs qui nous habitent!

21 mai 2009

Al fanou al faquir

Publié par caoun dans arts plastiques, Compiègne, arte povera, cheap

Al fanou al faquir, Arte Povera, Poor Art,  Mazushii geijutsu, autant de traductions pour parler à mon avis d'une attitude que je veux développer en ce temps pour montrer qu'on peut faire des choses pauvrement, simplement, avec de menus moyens comme une piètre photocopie,des clichés valables, et du papier bon marché sans pour autant manquer de goût artistique.

Evidemment, le rendu est différent , moins brillant, moins tape à l'oeil, mais le but est de faire passer le message, que rien ne sert d'employer de grands moyens et de faire des dépenses, quand nous pouvons utiliser le système “D”, et bricoler, pour permettre à chacun de s'exprimer, au lieu de le cloisonner dans le prétendu point de vue du photographe, ou du journaliste.

21 mai 2009

Souvenirs d’une journée de la 106è édition du Paris Compiègne Roubaix

Publié par caoun dans arts plastiques, Compiègne, arte povera, cheap

pavé       Cher Richard,

Vous êtes bien dur avec la femme qui a exposé dans le Hall de l'Hôtel de ville sur le Paris Compiègne Roubaix, de l'an dernier. J'ai fait ces photos, et j'ai souhaité les partager avec les Compiégnois, qui ne sont pas tous heureusement des professionnels de la photographie. Je trouve que la femme mérite un peu plus d'encouragement et de tendresse, car pour porter un jugement si négatif comme celui à la page 26 du journal de ce jour” Une exposition totalement ratée” R.D. dixit, c'est peu flatteur, surtout vous connaissant positif, tolérant, et toujours prêt à lancer les nouvelles initiatives.

 

Lorsque vous faites des choses qui méritent des compliments sincères, je n'ai jamais oublié de vous le dire…. Et d'ailleurs qui suis-je pour juger le travail des autres ?? 

Mais cette expo, qui n'en avait que le nom,  ne méritait vraiment pas de trouver le chemin des panneaux et du hall de la mairie… Et je ne l'avais même pas remarqué, et ce sont plusieurs personnes travaillant dans la grande maison qui me l'ont signalé, en la qualifiant avec des mots bien plus durs que les miens. Les photos étaient peut être pas mal, mais ces photocopies “cheap”, et le prétendu point de vue de photographe, m'ont renforcé dans l'idée que la photo était un métier, ou le fruit d'un vrai don.

Celui-là vous ne l'avez pas..,

 

21 mai 2009

Arte Povera est une « attitude »

Arte Povera est une « attitude » (plutôt qu'un mouvement, terme que les artistes d'Arte Povera rejettent) prônée par des artistes italiens depuis 1967. Les artistes d'Arte Povera adoptent un comportement qui consiste à défier l'industrie culturelle et plus largement la société de consommation, selon une stratégie pensée sur le modèle de la guérilla.

Ce refus de l'identification se manifeste par une activité artistique qui privilégie elle aussi le processus, autrement dit le geste créateur au détriment de l’objet fini. Processus qui consiste principalement à rendre signifiants des objets insignifiants (tel par exemple le célèbre urinoir immortalisé par Marcel Duchamp sous le titre de Fontaine).

Arte Povera utilise des produits pauvres (d'où son nom) : sable, chiffon, terre, bois, goudron, corde, toile de jute, vêtements usés, etc. et les positionne comme éléments artistiques des compositions.

En condamnant aussi bien l'identité que l'objet, Arte Povera prétend résister à toute tentative d’appropriation. C’est un art qui se veut foncièrement nomade, insaisissable.

21 mai 2009

Individualité et phénomène international

Bien qu’apparenté à l’art conceptuel pratiqué dans d’autres pays, notamment aux États-Unis, l’Arte povera résulte également d’expériences pop et minimaliste, du happening et du cinéma underground, et produit des œuvres d’une individualité indiscutable. À la première exposition du mouvement qui a lieu à la galerie La Bertesca, à Gênes, en 1967, succèdent de nombreuses autres manifestations, tant en Europe qu’aux États-Unis, notamment dans les galeries Castelli et Sonnabend puis dans les musées et les expositions internationales comme la Documenta de Kassel en 1968, la Kunsthalle de Berne en 1968 ou la Biennale de Paris en 1970.

L’Arte povera correspond à un phénomène international dont le land art et l’art conceptuel sont les principales variantes et évolutions.

 

21 mai 2009

Art périssable et art revisité

Publié par caoun dans arts plastiques, Compiègne, arte povera, cheap

L’Arte povera défie avec succès l’idée traditionnelle selon laquelle l’art occupe un niveau de réalité intemporelle et transcendante qui lui est propre. Par exemple, la Structure qui mange (1968, collection Sonnabend, New York) de Giovanni Anselmo, est délibérément périssable. Elle consiste en effet en deux blocs de pierre entre lesquels l’artiste insère des laitues, dont le pourrissement entraîne l’effondrement de l’ensemble. En installant un ara vivant devant une toile peinte, Kounellis fait un usage spectaculaire des matériaux vivants et démontre que la nature contient en réalité plus de couleurs vives qu’aucune peinture. La nature unique de l’œuvre d’art est également une idée remise en cause par l’Arte povera, comme le montre Mimesis de Paolini, faite de deux moulures en plâtre de la même sculpture disposées de manière à suggérer une conversation.

21 mai 2009

Subversion et interaction

Publié par caoun dans arts plastiques, Compiègne, arte povera, cheap

La nature subversive de l’Arte povera est à associer au mouvement d’opposition à la guerre du Viêt-Nam. Dès 1965, Vietnam (1965, collection Menil, Houston) de Pistoletto représente des manifestants pacifistes. Cette œuvre reflète également une autre préoccupation des artistes du mouvement : le désir de créer une certaine interaction entre l’œuvre d’art et le spectateur. Dans Vietnam, les images des personnages sont fixées à un miroir reflétant également les visiteurs de la galerie, qui deviennent ainsi des protagonistes à part entière de l’œuvre. Si le contenu politique de Vietnam apparaît clairement, il n’en va pas de même de la façon dont Kounellis exprime la fragmentation de la civilisation occidentale en créant des événements et des installations contenant des morceaux de moulures de plâtre de sculptures anciennes. Quant à Merz, il cherche à montrer comment le mode de vie des cultures nomades est en harmonie avec la nature. En réalisant une série d’igloos, il signifie la capacité d’adaptation d’une société à son environnement. Ces igloos, composés de matériaux très divers — métal, verre, tubes à néon, bois et terre — constituent un exemple significatif de la manière dont les représentants de l’Arte povera savent créer des images cohérentes à partir d’objets et de matériaux apparemment sans liens les uns avec les autres.

21 mai 2009

Arte Povera

  Des matériaux pauvres:

Les protagonistes de l’Arte povera utilisent des matériaux « pauvres » (matériaux tirés du quotidien et dénués de valeur esthétique) en contraste avec la noblesse des matériaux traditionnels de la sculpture, tels que le marbre ou le bronze. Cette démarche leur permet d'effacer la distinction conventionnelle entre l’art et la vie quotidienne. Les principales figures du mouvement sont Michelangelo Pistoletto, Jannis Kounellis, Giovanni Anselmo, Giuseppe Penone, Giulio Paolini, Mario Merz, Luciano Fabro et Gilberto Zorio. C’est le critique Germano Celant qui invente le terme « Arte povera » en 1967 et qui tente à diverses reprises de le définir.

 

 

 

 

30 mars 2009

Et si Dieu existait!

Publié par caoun dans libero

sourirededieu.jpgParfois le mur de la religion nous empêche de lire les signes divins. Bons ou mauvais! Mais n'est-ce pas un visage qu'illumine le sourire de Dieu sur ce coucher de soleil?

30 mars 2009

Amnesia.

Publié par caoun dans memory,mémoire,muraille

Amnesia quant tu nous prends! L'amnésie : la perte partielle ou totale de la mémoire.

Elle peut être notamment la conséquence de troubles psychologiques (pouvant être temporaires), ou bien d'une maladie psychiatrique ou à caractère neurologique. La neuropsychologie étudie les cas de lésions au cerveau et les conséquences qui en découlent sur la mémoire : perte de certaines capacités, alors que d'autres restent intactes.

Amnésie antérograde (amnésie de fixation) : l'amnésie antérograde porte sur les faits postérieurs à l'accident ou à la maladie qui l'a provoquée. Le sujet est dans l'incapacité de former de nouveaux souvenirs, il oublie les événements au fur et à mesure de leur déroulement. La situation est comparable à un ordinateur dont le disque dur est capable de lire toutes les données qu'il contient mais dont le mécanisme d'écriture défectueux empêche tout nouvel enregistrement d'information. Du latin anterior, placé avant. Antonyme : amnésie rétrograde, qui correspond à la perte du souvenir des événements qui ont précédé le traumatisme.

Amnésie rétrograde (amnésie d'évocation) : déficit du rappel d'informations acquises avant l'épisode pathologique. Contrairement à ce qu'en laisse suggérer le cinéma, elle n'est jamais totale (la période couverte peut-être plus ou moins longue). Dans le cas de démences, une amnésie progressive s'installe en suivant un gradient de Ribot : Les souvenirs les plus anciens sont généralement les mieux conservés.

Amnésie sélective : atteinte des aires du langage avec perte importante du vocabulaire (se retrouve souvent lors des traumatismes crâniens et des chocs émotionnels).

Amnésie lacunaire (lacune amnésique) : « trou de mémoire » sur des périodes déterminées de la vie de l'individu.

25 mai 2008

Passer à travers les murs!

Publié par caoun dans murs, mur, frontières

passeratraverslesmurs.jpg

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